Saison 4 / 4 · septembre → novembre
Automne
« Le jour J : ni trop tôt, surtout pas trop tard. »
Côté vigne
L'apogée, puis le retour au repos
Les raisins atteignent leur maturité optimale : équilibre sucre/acidité, polyphénols mûrs. Après la vendange, la vigne change de feuille (rouge, jaune, dorée) puis les perd. La sève redescend dans les racines. Le cycle est bouclé.
Côté vigneron
Le sprint final
Le ban des vendanges
Date officielle fixée par les syndicats locaux de chaque appellation, après mesures de maturité sur les parcelles. L'INAO valide le cadre des AOC. Avant cette date, interdit de vendanger (sauf cuvées spéciales).
Choisir le moment exact
Trop tôt : vin acide et léger. Trop tard : sucre trop fort, acidité écrasée, risque de pourriture. C'est la décision la plus délicate de l'année.
Vendanger : main ou machine
Manuel : tri parcelle par parcelle, sélection des grappes. Mécanique : rapide, possible de nuit (raisin frais), mais pas de tri à la grappe. Certains AOC imposent encore la main.
Préparer le sol pour l'hiver
Apport de compost, semis d'engrais verts entre les rangs, travail mécanique du sol selon le mode de viticulture.
Zoom du mois
Quand faut-il vendanger ?
Plus tôt : vin frais, vif, peu d'alcool, style « vin de soif ». Plus tard : vin riche, ample, alcooleux, parfois confituré, style « vin de garde ». Le vigneron arbitre selon son style, l'appellation, le millésime, parfois en plusieurs passages (vendanges tardives, sélections de grains nobles…).
Côté risques
Les risques
- Pluies prolongées en septembre, dilution du jus et pourriture
- Coup de chaud tardif, sucres qui s'envolent et acidité qui plonge
- Vendanges trop précoces ou trop tardives, une décision impossible à reprendre
Le mot « vendange » vient du latin « vindemia » (vin + emporter). En Champagne, le « ban des vendanges » est encore aujourd'hui décidé par village, après tournée des parcelles par une commission. C'est l'un des derniers vestiges des traditions médiévales encore vivantes en viticulture.